Mme de Stael
Fille de Necker, Madame de Staël reçoit une excellente éducation, et épouse à vingt ans l'ambassadeur de Suède. Dans le salon de sa mère, elle croise Buffon, Grimm et Gibbon. On a dit d'elle qu'elle valait plus que son oeuvre, et que ses fréquentations lui donnaient un crédit. C'est en partie vrai, du moins pour ses débuts d'écrivain. Malgré un mariage malheureux, elle s'épanouit et s'ouvre aux sentiments de la justice. 'De la littérature considérées dans ses rapports avec les institutions sociales' qui paraît en 1800 est unaniment critiqué mais défendu par Chateaubriand. En 1802, son mari décède et elle publie 'Delphine'.
Elle voyage alors en Allemagne, s'enthousiasme pour Goethe et Schiller. Consignée à résidence par Napoléon, lequel s'inquietait que son salon reçoive les mécontents du régime, elle écrit 'Corinne ou l'Italie', fêté par les romantiques qui y voient l'idéal de l'amour. Elle est morte en 1817 à Paris.