Elisabeth Vigee Lebrun
Élisabeth-Louise Vigée Le Brun, née le 16 avril 1755 à Paris et morte le 30 mars 1842 à Paris, est une peintre française, au nombre des plus grands portraitistes de son temps, avec par exemple Quentin de La Tour ou Jean-Baptiste Greuze.
A quinze ansLouise-Élisabeth s’établit comme peintre professionnel et les commandes affluent. Deux grandes dames la prendront sous leur protection : Mme de Verdun, et la duchesse de Chartres. Louise-Élisabeth est une demoiselle sérieuse. Elle refuse fréquemment les commandes de portraits que lui font les galants pour la rencontrer.
Cette petite bourgeoise trouve étonnamment bien sa place au milieu des grands du royaume. En 1775 elle offre à l’Académie Royale deux portraits. En récompense, elle est admise aux séances publiques de l’Académie.
Le 7 août 1775, Louise-Élisabeth Vigée épouse Jean-Baptiste-Pierre Le Brun, un joueur invétéré, coureur de jupons insatiable et peintre à ses heures, qui exploitera la célébrité de son épouse, mais également un marchand de tableaux très talentueux qui sera pour beaucoup pour sa carrière.
Le succès d’Élisabeth ne se dément pas. Ses portraits de femmes à la fois ressemblants et flatteurs finissent par lui attirer la sympathie de Marie-Antoinette qui fait d’elle son peintre favori. Un tel succès a des contreparties : on médit, on présente l’artiste comme une débauchée, suspectée d’être de toutes les orgies, d’être une dépensière qui se chaufferait en brûlant des billets et des lambris dorés, d’être l’amante de tout Paris. Le même genre de rumeur, à la même époque, frappait Marie-Antoinette.